Real Madrid

Modric au Real : « une erreur », la blessure qui ne cicatrise pas

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Luka Modric sous le maillot de l'AC Milan après son départ du Real Madrid, reconnu comme une erreur en 2026

Au Real Madrid, l’opinion interne se fait de plus en plus entendre : laisser partir Luka Modric cet été était une erreur. Fabrizio Romano confirme ce sentiment qui circule dans les couloirs du Bernabéu. Le Croate, aujourd’hui à l’AC Milan à 40 ans, brille en Serie A pendant que Madrid souffre en milieu de terrain.

Ce que Romano révèle

Selon Fabrizio Romano, le départ de Modric n’est pas passé inaperçu dans le vestiaire madrilène : « Il est clair qu’un joueur du niveau de Modric manque. Les joueurs, quand le club a dit non à Modric parce que Xabi voulait démarrer quelque chose de nouveau — à ce moment-là, le début de mandat de Xabi a mal commencé. » Une blessure collective qui n’a jamais vraiment cicatrisé.

Rakitic avait tiré la sonnette d’alarme

Ivan Rakitic avait déjà lancé un avertissement sur Radio MARCA : « C’est une erreur majeure, non seulement pour le Real Madrid mais pour le football espagnol. Avec ce qui se passe à Madrid en ce moment, je pense que l’entraîneur serait ravi de l’avoir. Ce que Luka montre, c’est que le football n’a pas d’âge. » Des mots qui résonnent encore plus fort aujourd’hui, après la saison blanche qui se profile pour les Merengues.

Modric à Milan : la preuve par les chiffres

Le Croate n’est pas parti prendre sa retraite. À 40 ans, il a disputé 30 matchs toutes compétitions confondues avec l’AC Milan, inscrit 2 buts et délivré 3 passes décisives. Son leadership a maintenu Milan à sept points seulement d’Inter, leader de Serie A. Sa saison remarquable a même poussé les Rossoneri à activer l’option pour prolonger son contrat d’un an supplémentaire. Pendant ce temps, le Real Madrid souffre exactement là où Modric excellait : le contrôle du jeu, la gestion du tempo, la sérénité balle au pied.

Le vide impossible à combler

Sous la houlette d’Arbeloa, le milieu madrilène apparaît souvent privé du contrôle et de la vision que Modric apportait depuis plus d’une décennie. Les options disponibles sont physiques et talentueuses, mais le manque d’une présence vétérane pour dicter le tempo a sévèrement handicapé la capacité de l’équipe à dominer les matchs. L’année dernière, le Real avait déjà payé le départ de Toni Kroos. Cette saison, c’est le trou Modric qui fait mal.

La saison blanche, révélateur de tout

Le timing de cette prise de conscience est cruel. Madrid vient de s’incliner en quarts de LDC face au Bayern, pointe à neuf points du Barça en Liga, et n’a décroché aucun trophée cette saison. Garder Modric n’aurait peut-être pas tout changé. Mais le voir rayonner à Milan à 40 ans, pendant que son ancienne équipe cherche un chef d’orchestre introuvable, pose une question simple : pourquoi avoir dit non ?

Questions fréquentes