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Gasperini fond en larmes en conf’ : le fantôme de Percassi et de l’Atalanta

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Gasperini fond en larmes en conf’ : le fantôme de Percassi et de l’Atalanta

Gian Piero Gasperini n’a pas pu terminer sa conférence de presse. En évoquant ses neuf ans à l’Atalanta, la voix du coach de la Roma s’est brisée quand il a mentionné Antonio Percassi, l’ancien président bergamasque. Il a quitté la salle en larmes, sous le regard médusé des journalistes présents à Trigoria.

La scène qui a tout arrêté

Gasperini retracait son parcours à Bergame quand sa voix a failli : « L’anomalie de l’Atalanta, c’est d’avoir joué en Europe en faisant des bénéfices. Pas seulement grâce à moi, mais surtout grâce à une société d’une capacité exceptionnelle. Puis cette harmonie a un peu changé, en partie parce que la propriété a changé, en partie parce qu’il n’y avait plus le papa — Antonio Percassi — à qui j’étais très attaché… » À cet instant, Gasperini s’est interrompu et a quitté la salle, visiblement submergé par l’émotion.

Percassi, l’homme qui a tout rendu possible

Antonio Percassi, fondateur et président historique de l’Atalanta, est décédé en 2024 après avoir construit avec Gasperini l’une des histoires les plus romanesques du football européen moderne. Neuf ans ensemble. Une Ligue Europa remportée. Une Atalanta propulsée parmi les références continentales tout en restant dans le vert financièrement. Gasperini l’avait lui-même résumé en début de saison : « Jouer contre les meilleures équipes italiennes et européennes en faisant des bénéfices pendant neuf ans, c’était une anomalie. Le mérite revenait à une société capable de travailler en parfaite harmonie avec son entraîneur. Puis la propriété a changé… »

Ranieri, le conflit qui empoisonne tout

La conférence n’était pas que larmes et nostalgie. Gasperini avait d’abord anticipé les questions sur la polémique avec Claudio Ranieri : « Je vous le dis d’avance, je sais que vous allez me le demander. Il y a eu une interview de Ranieri vendredi dernier qui a été pour moi une surprise incroyable. En plusieurs mois, je n’avais jamais reçu de tels tons. Depuis ce moment, j’ai cherché à ne créer aucun type de dommage ni de difficulté à l’équipe ou aux supporters. » Sur son avenir à Rome, il a éludé : « Je veux parler seulement du match de demain. »

Roma – Atalanta, un choc décisif

Gasperini lui-même a mis la pression : « Quand j’étais à l’Atalanta, nous considérions la Roma comme une limite : si on la battait, on était niveau Champions League. Maintenant je pense la même chose à l’envers. L’Atalanta est de niveau Champions League — si nous la battons, nous sommes autorisés à la jouer. » Le match Roma – Atalanta se dispute ce samedi 18 avril à 20h45 à l’Olimpico.

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