Camavinga : le rouge qui brise tout, une nuit de cauchemar
Eduardo Camavinga a vécu la pire soirée de sa carrière à l’Allianz Arena. Expulsé juste avant les deux buts bavarois qui ont qualifié le Bayern (Díaz 89e, Olise 90+4e), le Français est la cible de toutes les critiques après l’élimination du Real Madrid en quart de finale retour de la LDC (4-3 au cumul). Güler expulsé après le coup de sifflet, Arbeloa en feu : une nuit de folie.
Le rouge de trop, au pire moment
Les deux buts bavarois qui ont scellé la qualification sont arrivés aux 89e et 90+4e minutes, signés Luis Díaz et Michael Olise. Entre les deux : le carton rouge de Camavinga. Le Real était revenu dans le match, repoussait le Bayern, semblait capable d’arracher la prolongation. Et puis Camavinga a tout fait basculer. Une faute stupide, un rouge direct, dix minutes à onze contre dix. Le Bayern a senti le sang. Díaz a frappé. Olise a conclu. Fin du match, fin du rêve.
Arbeloa n’a pas mâché ses mots après le coup de sifflet : « Personne ne comprend ce carton rouge. Ça déséquilibre le match. » La frustration est légitime. Mais le carton, lui, était évitable.
Güler expulsé après la fin — la scène de chaos
La nuit n’en était pas là. Arda Güler a été expulsé après le coup de sifflet final pour contestation. Les joueurs du Real Madrid se sont précipités vers l’arbitre Slavko Vinčić à la sirène. Une scène de rage collective. Güler, auteur d’un doublé extraordinaire dans ce match retour — deux buts qui avaient relancé tout l’espoir madrilène — a perdu les pédales au moment où tout s’effondrait. Il manquera le début de la demi-finale si le Real s’était qualifié. Ce ne sera pas le problème cette saison.
Le calvaire Camavinga : un joueur à la croisée des chemins
Le rouge de ce soir résume une saison entière. Eduardo Camavinga traverse une période noire cataclysmique. Pas titulaire au Real Madrid même quand Pitarch et Tchouameni sont absents. Dernier choix au milieu dans la hiérarchie des Bleus de Deschamps. Des pépins physiques à répétition tout au long de la saison. Et ce soir, mis sur le marché des transferts par le Real Madrid selon plusieurs médias espagnols. Ce rouge arrive au pire moment possible, dans le pire match possible. Le genre de soirée qui peut laisser des traces.
Camavinga a 22 ans. Il a tout pour rebondir. Mais il va falloir un mental de fer pour digérer cette nuit et ce qu’elle représente dans sa trajectoire au Real.
Arbeloa : une sortie digne, une situation floue
Le coach madrilène a géré l’après-match avec dignité. « Mon futur ne me préoccupe pas beaucoup, je pense à mes joueurs. Le Real Madrid revient toujours. » Une déclaration qui n’est pas celle d’un homme serein sur son poste. Arbeloa, arrivé en intérimaire puis confirmé, paie une saison blanche complète. Aucun trophée. Éliminé en quarts de LDC, en huitièmes de Copa del Rey face à une D2, défaite en finale de Supercoupe d’Espagne, et neuf points de retard sur le Barça en Liga à sept journées de la fin. L’avenir d’Arbeloa sur le banc madrilène s’écrit en pointillés.